
Dominique
A
Inventif et attachant
Avec son air gêné, sa dégaine étrange de
grand costaud blessé, des centaines de concerts à travers
le monde et plus de dix années de production étonnantes…
cet écorché vif a toujours su cultiver la différence
avec un naturel déconcertant.
DOMINIQUE A arrive à Nantes en 1984, à l’âge
de seize ans, suite à la mutation de son père. Il vient
de Provins-en-Seine où il a pratiqué la guitare et joué
notamment dans un groupe de punk rock.
Petit à petit, Dominique le timide s’intègre à
la vie culturelle nantaise et, en plus d’activités au
sein de la radio Alternantes, il fonde le groupe John Merrick.
En 1988, après la séparation du groupe, Dominique décide
d’enregistrer seul chez lui, avec des moyens de fortune :
c’est son premier 45 tours trois titres "Ephémérides",
autoproduit et rarissime ; les pochettes étaient réalisées
de manière unique et artisanale à partir de chutes de
papier peint…
Très productif, Dominique sort en l’espace de quelques
mois deux cassettes autoproduites puis son premier album vinyl, "Le
Disque Sourd", tiré à cent cinquante exemplaires
( ! ! !) C’est à cette époque,
en 1991, qu’il rencontre Vincent Chauvier, qui vient de créer
son propre label, Lithium, à Nantes. Ce dernier décide
de produire ses "bidouilles" et envoie la cassette à
Arnaud Vivian de Libé qui réalise alors un article sur
la montée d’une nouvelle vague pop indé française,
plaçant DOMINIQUE A sous les feux de la rampe. Puis, une diffusion
chez Bernard Lenoir et… tout va alors très vite :
une tournée d’une soixantaine de dates, des Allumées
aux Francofolies, de Art Rock au festival des Inrockuptibles, en France,
en Suisse, en Allemagne, en Belgique…
Après la reconnaissance de "La Fossette", il sort
en 1993 "Si Je connais Harry", son deuxième album.
La véritable percée de DOMINIQUE A au niveau national
arrive en 1995 avec l’album "La Mémoire Neuve",
en partie grâce au titre "Twenty two bar". Il est
alors cité comme chef de file du renouveau de la chanson française,
comme l’un des artistes les plus inventifs et attachants de
sa génération.
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CHARLIOT
ET LES VATEURS
Il fallait s’y attendre ; après
les récents retours sur scène des dinosaures du rock,
de Deep Purple aux Sex Pistols en passant par les Pixies ou les
Undertones, voila un come-back qui va faire du bruit…
En effet, 20 ans après le succès interplanétaire
d’Iena Vox et d’Incognito, groupes new wave qui sévirent
au cœur des années 80, voici le retour sur les planches
des frères Charliot pour un concert unique en Europe, sous
le nom de… CHARLIOT ET LES VATEURS !
Après New York, Philadelphie, Rio, Buenos Aires et Shangaï,
ils seront de passage à Nantes le 15 décembre, pour
offrir un set inédit, accompagnés par les fabuleux
musiciens celto-finnois d’EV.
Mansfield
TYA
Ce duo féminin nantais créé en
2002 a récemment fait parler de lui dans Libération,
Les Inrockuptibles, Magic ou Rock & Folk, grâce notamment
au titre "Mon amoureuse" présent sur une compilation
des Inrocks en 2005.
Deux voix mélancoliques et charmeuses, des arpèges de
guitare et de piano, une touche de violon, un univers sensible et
singulier… Julia et Carla déroulent des ritournelles
obsédantes entre chanson minimaliste et simplicité folk,
captivant doucement, sans avoir l'air d'y toucher, l'attention de
l'auditeur le plus blasé.
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Le
Cri du cru
le plus mauvais groupe du monde…
(1990-2001)
A l’origine, ce drôle de nom était celui d’une
émission de radio créée par Yves Averty, Gaël
Pain (dit Rachid Barah) et Jean Rob, trois doux frappadingues s’étant
déjà illustrés à plusieurs reprises dans
l’activisme culturel local…
Usant de tous les artifices scéniques et visuels pour masquer
leur incompétence musicale, de la bouée canard à
la guitare sans corde, nos amis se forgent dès le départ
une solide réputation avec une reprise de Boney M : "Daddy
coule, papa ne sait pas nager…".
Après le départ de Jean Rob, c’est Doé,
homme-orchestre rennais, qui décide de prendre le relais (plus
connu encore sous le nom de Doé Brime).
Il attaque sa carrière au sein de l’horrible groupe sous
le gratifiant pseudo de Charleg Holly. "Nous avions décidé
de stopper le Cri après un concert qui nous restait à
faire dans un café concert rennais, en 1996. Mais le patron
nous a proposés de jouer avec nous et nous sommes donc repartis
avec lui" expliquera alors Yves Averty.
"C’est un rayon de soleil , ces mecs-là" s’écriera
Raphaël Mezrahi au lendemain d’un direct anthologique dans
son émission de France Inter, où Pierre Bellemare et
Denise Fabre eurent la joie d’apprendre le sens des mots "slam"
et "stage-diving"….
Mezrahi programmera par la suite régulièrement leur
tubesque "Culotte de velours", avouant être un inconditionnel
du trio.
Les trois gaillards qui se définirent un jour, lors d’une
interview, comme des "punks minimalistes ou Dominique A
comiques…" font fin 2001 leurs adieux après avoir
donné plus d’une centaine de concerts, des Transmusicales
à l’Italie.
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Picasso
y los Simios
Malgré trois années très
prometteuses et l’attrait très prononcé du public
nantais qui en a fait très rapidement ses chouchous, ce groupe
majeur dans la construction de la scène nantaise ne parviendra
pas à mener une carrière à la hauteur des espoirs
fondés sur lui. Quelques dix années plus tard, et à
de nombreuses reprises, Philippe Katerine, Little Rabbits ou encore
Dominique A, rendront plusieurs fois hommage à ce groupe qu’ils
considèrent comme le plus influent de cette époque nantaise.
PICASSO Y LOS SIMIOS tire son nom d’un titre d’Adam and
the Ants "Picasso visita la planeta de los simios". Le groupe
se compose d’Eric Deleporte (chant et guitare), de Patrice Gérard
(batterie), de Cyril Le Groux (basse), de Luc Rambaud (claviers) et
de Yves Bolo (guitare). Leur musique, d’influence latine, se
qualifie alors de rock européen. Ils chantent d’ailleurs
en quatre langues, avec une nette prédilection pour l’espagnol.
Traversant de part et d’autre la France à bord d’une…
ancienne camionnette de la gendarmerie, ils totaliseront plus de cent
trente concerts, de Sète à Barcelone en passant par
les Transmusicales de Rennes en 1988 et de prestigieuses premières
parties (Moda, Passion Fodder, Litfiba, Noir Désir, Arno, etc.)
Le groupe splitte en 1990.
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Piétons
/ Madame Robert / Jambons (1988-2004)
Mené par Philippe Chasseloup (chant et harmonica),
LES PIETONS ont vu passer de vieux briscards du rock nantais comme
Yannick le Joubioux (guitare), Serge Sornais (basse), Alban Gaudion
(batterie) ou Mathieu Pichon (guitare)
Figurant rapidement parmi les… pointures du rock local, avec
leur rhythm'n'blues ravageur, ils pratiquent vaillamment toutes les
scènes régionales, croisant le fer avec les Parabellum,
Dogs, Garçons Bouchers et Elmer Food Beat.
En 1994, suite à une plainte d’une troupe de théâtre
parisienne qui revendique la paternité du nom "Les Piétons",
le groupe devient alors MADAME ROBERT (en hommage à la chanson
de Nino Ferrer).
En 1995, le groupe connaît une nouvelle transformation, changeant
à nouveau de nom pour devenir LES JAMBONS. Tels des Frères
Jacques, en plus swing, jazzy et rock’n’roll, ces "bouffons
musicaux" font preuve d’un réel talent d’humoristes
et ne semblent rien prendre au sérieux. Avec leurs instruments
rudimentaires et leurs tenues ringardes, ces apôtres de la dérision
titillent le zygomatique et leur musique transpire une gaieté
contagieuse. Ils font la fête sur scène et dans la salle,
aiment à se moquer de tout, chantent la vie quotidienne du
lundi à l’usine, du samedi chez Carrefour, en passant
par un dimanche en compagnie de Jacques Martin… parlent du foot
et de la techno, des fast foods et des boys bands…
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Squealer
Fers de lance incontestés, à
raison de patience et de ténacité, d’une scène
hard rock nantaise très intéressante, SQUEALER (traduisez
par "gueulard"…) fut l’un des groupes de hard
français qui tourna le plus.
Créé et mené par Pascal Bailly (chant), SQUEALER
changera plusieurs fois de configuration (Laurent Lachater, Yann Chamberlain,
Jean-Marc Delalande, Roland Girard, Aldo Guartieri, Michel Arnault,
Rudy Roberts…) lors de son parcours.
Rapidement, grâce à de nombreux concerts et à
un talent indéniable de "performer live", le groupe
acquiert une bonne réputation régionale puis nationale.
Il côtoie déjà sur scène les plus grands
noms nationaux comme Trust, Sortilège, Vulcain, Stocks ou Satan
Jokers.
C'est sous le label Vogue que SQUEALER sort son second album. "Squealer’s
Mark", enregistré et mixé au studio Davout par
Gary Lyons (Rolling Stones, Aerosmith, UFO, Saxon…). Pour de
nombreux fans de heavy metal en France, ce disque, pour son son et
sa qualité, fait encore référence. Il est "Le
meilleur moyen pour le heavy metal français d’entamer
les 90’s…" dira un magazine…
Cette année-là, le groupe connaît la consécration
et la reconnaissance nationale. Il est élu deuxième
groupe français de l’année dans un magazine de
Hard, leur album se classe en octobre en tête des ventes d’album
de hard en France et les magazines Metal Hammer et Hard Rock lui consacrent
des pleines pages et même leur poster central… SQUEALER
fait la première partie de Motorhead durant toute leur tournée
française ainsi que Bercy.
En 1992, après 12 ans de bons et loyaux services, le groupe,
fatigué, s’éteint définitivement.
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Ticket
Les pop modèles… (1979-1986)
Chez eux, pas de cuirs, pas de jeans, pas de "tiags" mais
des costards bien propres, des Creepers, des coupes de cheveux trop
"nickel" et des gueules trop polies pour être honnêtes…
Pas non plus d’histoires de galères, de voitures ou de
pessimisme politique mais des textes graves, cyniques, optimistes
et parfois drôles…
Aujourd’hui encore, de nombreux musiciens nantais avouent avoir
eu envie de monter sur scène grâce à TICKET, à
leur rock-pop différente, leurs mélodies imparables
et les chœurs et refrains qui tuent… C’est le cas
notamment des Elmer Food Beat qui vouaient un culte sans faille à
TICKET.
Leur rock moderne, qu’ils situent "Entre Starshooter, Bob
Marley et le rock anglais…" est inspiré des Graham
Parker, Costello, Clash ou XTC.
Le groupe séduit Patrice Blanc Francard qui passe leur concert
de mai 1981 à Rennes en direct sur France Inter, dans son émission
"Loup-garou".
La formation comprend à l'époque Kelu, Yves Le Rolland,
Cyril Wiet et Jean-Michel Daniau.
Ces trois derniers sont alors sollicités par Kent qui vient
de quitter Starshooter pour participer à un album et une tournée.
Le groupe suit, part vivre à Paris, affirmant ne pas être
séparé mais juste en stand-by pour quelques mois.
En 1985 sort l’album Coup de bol à Marrakech produit
par William Thoury (Bijou) sur le label Surfin‘bird.
TICKET fera ses adieux lors d'un concert à Rezé en 1986.
On retrouvera à de très nombreuses reprises les membres
de TICKET dans d’autres aventures musicales au fil des années
80 et 90 : Kelu avec Elmer Food Beat et Ternil, Jean-Michel aux côtés
de Gilles Tandy… Quant à Yves Le Rolland, il est, depuis
pas mal d'années maintenant, producteur de l’émission
des Guignols sur Canal plus.
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Star
and Key of the Indian Océan
THE STAR & KEY est né en 2000 de la rencontre
de quatre élèves de l’Ecole des Beaux-Arts. Spider
(basse et chant), Davy Boy (guitare et chant), Captain Y (guitare
et électronique) et Sunshine Vivek (batterie) pratiquent un
surf-rock-garage puissant qui puise ses sources dans le son typique
des années 50 et 60 avec claviers et samples. Après
une démo en 2001 et le départ de Sunshine Vivek, remplacé
par Wild A., ces membres de l’association Lobotos sortent leur
premier CD "Surf Strike" sur le label grec Green Cookie
Records en 2002. Ils apparaissent également cette année-là
sur les compilations "Kong pilation n°4" chez Banajuice
Records et "More to enjoy,Vol.1" sur Nasty But Fair Records.
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